Voulez-vous faire face à un mauvais patron ? D’abord, la première chose à faire est d’arrêter de vous plaindre. À moins que votre patron enfreigne la loi, vous n’avez pas vraiment un mauvais patron. Vous avez un patron que vous gérez mal. N’importe comment est votre patron, si vous étiez un employé de haut niveau, vous ne laisseriez pas les problèmes de votre patron vous abattre.

 

Tout le monde a quelque chose à apporter à l’autre. Découvrez comment votre patron peut vous faire grandir. Concentrez-vous sur l’apprentissage de tout ce que vous pouvez. Ou partez. La bonne nouvelle est que dans la plupart des cas, vous n’avez pas à partir. Vous avez juste besoin de gérer votre relation avec votre patron avec plus d’empathie, plus de distance et plus de stratégie.

 

Savoir tirer parti de votre mauvais patron

Mon exemple préféré de mauvais patron est celui de Martine. Le boss de Martine entreprise refusait d’apprendre à utiliser un ordinateur. Pour le compte de son patron, Martine a souvent joué le rôle de secrétaire même si elle était vice-président. Il lui a dit un jour : “Tu es une dactylo si rapide !” Ce jour-là, Martine maudissait son patron en elle-même et pensait qu’il n’était qu’un idiot.

 

Mais en vérité, il ne l’était pas. Il était un des meilleurs négociateurs de contrats commerciaux de la société. Avec plus de recul, elle finit par reconnaitre qu’il se sentait dépassé par la perspective de changer la façon dont il travaillait depuis 20 ans, et qu’elle était en mesure de pouvoir l’aider. Elle s’est rendu compte que plus il était dépendant d’elle pour le courrier électronique, plus elle était capable de s’insérer dans des affaires de haut niveau qu’il ne lui aurait pas laissées traiter autrement. Elle l’a aidé à éviter de changer. En retour, il lui a appris à devenir une négociatrice talentueuse.

Surmonter l’incompétence morale en connaissant vos limites

Je vais vous narrer une de mes expériences personnelles. Après avoir conclu quelques gros contrats, je pensais que nous avions atteint notre but. Alors, j’ai réalisé que ce mon patron avait une liaison avec la directrice des ventes.  Ils trompaient leurs conjoints. Pendant des mois il passait son temps à se plaindre d’elle. Puis il a annoncé qu’elle avait besoin de plus de responsabilités. J’aurais dû sentir que quelque chose était en train de se passer. Puis elle l’a largué et il a voulu la licencier. Je me suis retrouvé assis maladroitement entre eux lors de nombreuses réunions.

 

Bien sûr, j’ai perdu un peu de respect pour eux, C’était difficile de gérer les vendeurs après ça. Mais la situation embarrassante ne signifiait pas que je ne pouvais pas apprendre beaucoup de mon patron. Et cela ne voulait pas dire que je ne pouvais pas continuer à forger des relations importantes avec ses amis importants. Tant que je n’avais pas à agir de manière immorale, les problèmes de mon patron n’étaient pas mon problème.

 

Toujours peser le pour et le contre

J’aurais pu passer mon temps à me plaindre. Il y avait vraiment matière à se plaindre. Au lieu de cela, je me suis efforcé de faire preuve d’empathie (« Je suis désolé qu’elle vous ait quitté ») et j’ai toujours su quelles limites ne pas franchir (« Nous ne pouvons pas la renvoyer, c’est illégal» ). Même quand il était au plus bas, je n’ai jamais pris ce qu’il disait personnellement (“Quand tu auras fini de crier, je serais heureux de te parler”).

 

De plus, il n’était pas un grand gestionnaire. Cette lacune me laissait plus de place pour faire mes preuves Ainsi, j’ai pu l’aider à combler les compétences qui lui manquaient et obtenu ce que je voulais : un mentor (réticent et difficile mais finalement) très utile.

 

La prochaine fois que vous vous plaindrez de votre patron, posez un autre regard sur lui. Réfléchissez à ce qui le motive.  De quoi a-t-il peur. Comment pouvez-vous rendre sa tâche plus facile ? Qu’est-ce qui lui manque que vous pouvez compenser ? Que veut-il que vous fassiez que vous ne faites pas ? Une fois que vous aurez commencé à gérer cette relation avec plus d’habileté, vous serez en mesure d’obtenir plus de votre patron en termes de coaching et de soutien. Vous serez en mesure de faire pencher la balance qui penchait du mauvais côté (celui du mauvais patron) vers le côté des opportunités d’apprentissage.

 

En réalité, vous devriez toujours espérer un peu d’incompétence de la part de votre patron. Le trou dans sa liste de talents vous laisse une place pour faire votre trou dans la société.

 

A vous de jouer …

Avez-vous un mauvais patron ? Racontez vos expériences.

“Pensez différemment, brisez les codes et VIVEZ vos rêves !”                                                                           Sébastien BEL

 

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